Alors que sort sur les écrans, une bio non autorisée de Polanski, voici pour moi l'occasion de revenir sur une filmographie certes inégale mais dans l'ensemble fort remarquable.
D'origine polonaise, il se fait remarquer dans les années 1960 avec des films psychologiques oppressants tels "Cul de sac" et "Répulsion" atteignant son apogée dans l'horreur avec "Rosemary's baby"
:
Dans les années 70, il signe un formidable thriller "Chinatown" au scénario riche et complexe et à la mise en scène parfaitmeent maitrisée. Un classique du film noir qui n'a rien a envié à ses
préécesseurs, un Nicholson parfait en privé désabusé et une Faye Dunaway plus belle que jamais en femme fatale à la fois manipulatrice et victime :
La parenthèse américaine se finit cependant mal avec l'assassinat de sa femme enceinte et de son accusation pour viol sur mineure. Polanski se réfugie en France où il tourne un très beau mélodrame
"Tess" justement récompensé aux Césars et qui révèle la superbe Nastassiah Kinski :
Par la suite, Polanski connait un beau succès public avec son polar hitchcockien "Frantic" mais réalise aussi une oeuvre beaucoup plus sombre, un huis-clos psychologique sur la violence et sur la
revanche "La jeune fille et la mort" qui bénéficie en plus d'un superbe casting mené par Sigourney Weaver dans peut-etre son meilleur rôle :
Dans les années 2000, c'est la cnsécration ultime avec "Le pianiste" drame de guerre qui raconte la survie d'un pianiste juif dans le ghetto de Varsovie. Un film superbe et éprouvant avec un
magnifique Adrien Brody. Le film croulera sous les récompenses et reste à ce jour el dernier chef d'oeuvre du cinéaste :
Pour moi, ce qui est intéressant chez Polanski, ce sont ses films qu'il faut voir et revoir. Certains ont été alimenté par sesdrames personnels, mais sa vie privée et ses vieux démons ne regardent
que lui. Personnellement, je n'irai pas voir "Wanted and desired".