Tiens, cet après-midi, France 3 passait "Sans mobile apparent", petit polar bien mené avec en tête de distribution, un de mes acteurs français préférés, Jean-Louis Trintignant; discrétion,
élégance, humour et intelligence, voilà les premiers mots qui me viennent à l'esprti pour évoquer cet acteur.
Fin des années 1960, Trintignant obtient ses premiers rôles, jouant les jeunes hommes timides et réservés notamment dans une brillante comédie italienne "Le fanfaron" de Dino Risis où l'acteur
français donne la réplique au formidable Vittorio Gassman :
Discrètement, Trintignant va s'imposer comem un acteur phare du cinéma français alors qu'il n'a pas le physique d'un Delon ni une gueule à la Ventura. Mais, Trintignant est un excelelnt acteur et
choisit bien ses rôles et ses metteurs en scène (Rohmer, Lelouch, Costa-Gavras...).
Mais, c'est encore un cinéaste italien qui lui offre un de ses rôles les plus marquants de 'é'poque, Bertolucci lui donne la possibilité avec "Le conformiste" de composer un personnage cynique et
inquiétant qu'il jincarne avec une fascinante sobriété :
Dans les années 70, incarnant de plus en plus des personnages complexes, il excelle dans le rôel d'u nennemi public n)1 opposé à un flic joué par Delon dans "Flic story", un des meilleurs
polars de Jacques Deray :
Dans les années 80, Trintignant rencontre Truffaut, une rencontre évidente à mes yeux mais qui a bien failli ne pas avoir lieu. "Vivement dimanche" est en effet el dernier film de
Truffaut. Trintignant y incarne avec beaucoup d'humour un patron injustement accusé de sa femme et secrètement amoureux de sa secrétaire :
Dans les années 90, Trintignant se fait plus rare sur les écrans, mais tourne encore 2 grands films, "Rouge" de Kieslowski où il joue à nouveau un personnage trouble
(trailer ci-dessous) et "Ceux qui m'aiment prendront le train" de Chéreau où son double rôle de frères jumeaux est vraiment fascinant :