Ce week-end, de nombreux cinémas du Sud de la france rendent hommage à Anna Karina. La belle danoise n'a jamais été aussi bien dirigé dans les années 60 que par son mentor Jean-Luc Godard.
Tout commença avec "Une femme est une femme" où la belle étrangère fait perdre la tête à Brialy et Belmondo. On les comprend quand on voit l'extrait suivant :
C'est peut-être ensuite que le cinéaste offre à l'actrice son plus beau rôle, la prostituée de "Vivre sa vie". Elle y est magnifique, il la filme superbement. Les deux font preuve à la fois
d'audace et de légèreté dans cet extrait:
Et comme la jeune femme aime danser, elle entraîne ses partenaires Samy Frey et Claude Brasseur de "Bande à part" dans sa fantaisie sous la caméra toujours passionnée de son mentor (tout
cela en un plan séquence de 3 minutes; bravo au trio):
2ème parenthèse comme Godard le narrateur : Bande à part est devenu le nom de la boite de prod de Tarantino, ca veut tout dire, non?
Puis, Godard entraîne Anna dans une étrange aventure de Lemmy Caution dans un monde sans âme et sans passion "Alphaville" :
L'une de leurs dernières oeuvres communes est sans doute l'une des plus abouties. il s'agit de la folle et tragique cavalcade de "Pierrot le fou" (superbe Belmondo) et de sa complice :
En tout cas, en tant que cinéphiles, chère Anna karina, nous vous aimerons toujours, c'est tout vu.