Il y a plus de 30 ans quand apparut cette bande annonce sur nos écrans, je pressentais que ce film de science fiction allait devenir culte. Tout y était parfait. Sur un schéma somme toute
classique, Ridley Scott réalisait avec"Alien" un film prenant à l'horreur crescendo. Rarement, décor et effets spéciaus furent aussi criants de vérité. Ce dont je ne me doutais pas, c'est que le
film allait offrir au fil des décennies des suites réalisés par d'autres cinéastes apportant à chaque fois leur propre univers.
Après Ridley Scott, c'est au tour de James Cameron de relever le défi d'apporter une suite à ce pur chef d'oeuvre de SF. Cameron, l'homme de "Terminator", c'est la grosse artillerie, c'est donc
une armée de GI face à une armée de monstres que nous propose le cinéaste dans un film musclé et efficace. Sigourney Weaver, protégeant la jeuen enfant et affrontant le monstre avec un appareil
mécanique géant esquiise déjà le personnage du commandant Ripley en passe de devenir un mythe et le symbole de la résistance face au mal absolu :
Le 3ème volet est réalisé par un inconnu nommé David Fincher. "Alien 3". Le cinéaste nous plonge dans un univers noir et oppressant à travers une palmète carcérale ou échoue le commandant
Ripley et le monstre. Le crane rasé, quasiment assexuée, Ripley y vivra pourtant sa seule romance de la série mais devra surtout, tel un mec, résister aux prisonniers et de nouveau faire face au
monstre de l'espace, même au prix de sa propre vie. "Alien 3" annonce les univers oppressants des futurs Fincher tels "Seven", "Fight club", "Panic room" et même plus récemment
"Millénium" :
Pour le 4ème volet, c'est un frenchy qui s'y colle. Jean-Pierre Jeunet avec "Aliens la résurrection" insiste sur l"aspect récupération des monstres par les scientifiques et se rapproche des
univers qu'il créait à ses débuts avec son comparse Marc Caro. C'est à nouveau très noir et c'est toujours aussi bien mené. Jeunet nous entraine dans un monde ou les humains et les robots se
ressemblent parfaitement dans une société finalement quasi déshumanisée :
On oublie les avatars tels "Aline vs predator" ou autres aneries de ce genre et l'on se consacre sur Ridley Scott qui boucle la boucle et ouvre une nouvelel voie avec son préquel
"Prometheus". ans après, Ridley Scott n'a rien perdu de son savoir faire et signe un nouveau film prenant et efficace :