Stanley Kubrick tourne ses premiers films dans les années 1950 et très vite affiche une virtuosité dans sa façon de filmer. Ainsi, avec "L'ultime razzia" qui à la base aurait pu être un polar de
plus, Kubrick impose un style et un rythme époustouflant, maîtrise la narration à l'aide de flashbacks utilisés à bon escient et diriege de main de maître un casting irréprochable :
les années 60 confirment très vite l'exception de ce jeune cinéaste britannique qui épate avec son audacieuse adaptation du "Lolita" de Nabokov et sa délirante comédie sur l'arme atomique Docteur
Fomamour" mais c'est avec "2001, odyssée de l'espace" qu'i lrentre définitivement dans la légende des grands. Un film étonnant par sa richesse visuelle, l'utilisation de la musique classique et
contemporaine et dont le scénario riche et ouvert laisse toujours pantois après de multiples visions :
A partir de cette date, Kubrich tourne peu mais très bien. Son adaptation d'Orange mécanique" sur la violence reste un véritable coup de poing mais, jamais là où on l'attend, c'est avec "Barry
Lindon", l'histoire d'un arriviste, qu'il tourne l'un de ses plus beaux films. Chaque scène est d'une beauté renversante :
Kubrick se livre dans les années 80 aux films de genre et comme beaucoup de cinéastes adapte Stephen King et évoque la guerre du Vietnam. Mais, il livre 2 films tout à fait différents et
personnels. A ce titre, son adaptation du "Shining" de Stephe nKing est bien au delà des autres adaptations des romans de l'auteur. L' angoisse est là et va crescendo; les décors sont
épatants (l'hotel isolé sous la neige) et les acteurs impressionnants (Nicholson a toujours très bien fait lesdingues) :
Oeuvre ultime, fin de années 1990, "Eyes wide shut" tiré d'un livre sur la jalousie et la dégradation de la relation d'un couple, est de nouveau une belle leçon de mise en
scène. Kubrick invente en studio un New-York flippant et mystérieux, évoqie le sexe, ses tabous et ses fantasmes sans livrer un film sulfureux classique mais en distillant tel u
npoison dans l'esprit de son héros des pensées refoulées. Tom Cruise et Nicole Kidman sont enfin réunis dans un excelelnt et donnent le meilleur d'eux mêmes :
Kubrick nous a quitté peu de temps avant la présentation de son dernier film en ouverture du cinéma de Venise et n'a pu finir son dernier projet en cour "Artificial intelligence" que Spieberg
réalisera finalement. On retrouve dans ce fil mdes thèmes chers à Kubrick qu iaurait sûremnt fait un film plusgrave et plus noir que Spielberg, cinéaste beaucoup moins pessimiste que Kubrick sur la
nature humaine.