La carrière de Marlon Brando commence dans les années 1950 grace à Elia kazan qui avec "Un tramway nommé désir" (voir extrait) et "Sur les quais" impose un acteur charismatique, aussi sauvage
qu''un animal à peine domestiqué :
Il excelle aussi dans des rôles plutôt inattendus, Brutus dans "Jules César" et surtout le voyou chantant et dansant dans "Blanches colombes et vilains messieurs :
Dans les années 60, ses projets déroutent le grand public mais restent gravés dans la mémoire des cinéphiles comme le militaire à l'homosexualité latente de "Reflets dans un oeil d'or" de John
Huston :
Le retour en grace se fait bien entendu dans les années 70 avec le rôle inoubliable du chef mafieux dans "Le parrain de Francis Frd Coppola. Sa stupéfiante composition lui vaut alors un 2ème Oscar
et l'acteur rentre définitivement dans la légende :
Pour moi, sans renier ce rôle, les derniers grands rôles viendront ensuite : le personnage sulfureux et déchirant du "dernier tango à Paris" et surtout le tueur à gages opposé à Nicholson dans le
western crépusculaire d'Arthur penn "Missouri breaks" :
Par la suite, les cachetons phénoménaux pour des apparitions plus ou moins remarquables ont rempli les gazettes mais n'ont en rien entaché l'image d'un des acteurs à mon avis les plus
charismatiques du cinéma américain.