"Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard" sort sur les écrans aujourd'hui. Une conversation de Godard est parfois aussi obscure que certaines de ces oeuvres mais Godard, même si je
n'accroche pas à tous ces films, a indéniablement marqué le cinéma de ce dernier demi siècle.
Fin des années 1950, Godard devient le fer de lance de la Nouvelle Vague avec son polar intemporel, d'une liberté de ton incroyable "A bout de souffle". Même la bande annonce est hors norme :
Dans les années 60, Godard imposera son style souvent imité jamais égalé et réalisera ce qui est à mes yeux le plus beau film français de l'histoire du cnéma "Le mépris" (la musique de Delerue,
la photo de Coutard, la beauté de Bardot, les travelings de Godard, tout cela est synonyme de perfection) :
Mais les années 60 de godard, c'est aussi les années Karina : tant de films inoubliables "Bande à part", "Une femem est une femme", "Le petit soldat", "Vivre sa vie" "Pierrot le fou"
ou encore cet étonnant film de science-fiction ^"Alphaville", une aventure de Lemmy Caution pas comme les autres :
Puis arrive mai 68 et les engagements politiques à travers des films engagés très personnel comme "La chinoise", puis viennent les années 70, la rencontre avec Anne Marie Miéville et l'aventure
vidéo. Godard revient fin des années 70, début des années 80 à un cinéma moins expérimental mais toujours très personnel et décalé comme le superbe "Passion " :
Dommage qu'au fil des années suivantes, Godard s'enferme dans un cinéma toujours très intéressant mais de plus en plus difficile d'accès. L'un de ces derniers films accessibles à un public tout de
même averti est "Nouvelel vague" ou Delon a un intéressant double rôle de loser et de winner :