Hier soir, Arte diffusait un documetaire sur le cinéma espagnol. Difficile donc d'éviter Pedro Almodovar qui est le chef de file incontesté du cinéma ibérique actuel.
Tout commença dans les années 1980 avec le fameux mouvement intellectuel pré franquiste appelé la movida. Almodovar en devint très vite le cinéaste porte parole avec des films déjantés parlant de
junkies, de travelos et autres marginaux dans des histoires invraisemblables pas encore très maitrisées, "Le labyrinyhe des passions", "La loi du désir" ou encore "Matador" :
Puis, le succès arrive dans els années 90 avec "Femmes au bord de la crise de nerfs" et 2 films avec l'actrice espagnole très populaire Victoria Abril, "Attache moi" et le très beau mélodrame
"Talons aiguilles" sur les relations houleuses mère fille. Le récit est enfin remarquablement construit et l'esprit Movida est toujours là :
Alors qu'on croit qu' Almodovar vient de tourner son chef d'oeuvre, il met la barre encore plus haut avec un audacieux mélo sur la perte d'un être cher "Tout sur ma mère" :
Mais, à ce jour, mon préféré d'Almodovar est "Parle avec elle". La aussi Almodovar va très loin et fait un film somptueux d'un sujet sordide. Dans ce film, il parle à nouveau des femmes mais cette
fois-ci à travers 2 hommes qui vivent le même drame différemment. L'émotion est à son summum :
Dans les années 2000, après Carmen Maura, Victoria Abril et Marisa Paredes, Almodovar filme sa nouvelle égérie, l'irrésistible Penelope Cruz, admirable dans "Volver", drame romanesque et
quasi-fantastique :