Depuis mercredi, sur les écrans parisiens, 2 Fellini sinon rien "I Vitelloni" et "Les nuits de Cabiria", tous deux réalisés dans les années 1950. Le premier annonce le style et l'univers des futurs
chefs d'oeuvre,
le deuxième, univers onirique cher au réalisateur italien, met en scène son épouse, l'émouvante Giulietta Masina déjà magnifique dans "La strada", le seul Fellini que l'on peut
apparenter au néo-réalisme dont il annonce la fin avec ses oeuvres de plus en plus audacieuses et originales :
Dès le début des années 60, la décennie la plus riche du maestro, le cinéaste obtient la réputation qu'il mérite avec "La dolce vita", un film fleuve pour le cinéma italien, étonnant portrait
d'un paparazzi incarné par un charismatique Mastroianni qui deviendra l'acteur double dde Fellini. Le film, Palme d'Or à Cannes, est le plus représentatif du cinéma du maître italien :
Mais, l'oeuvre clé du maître suivra "Ladolce vita". Dans "Huit et demi" toujours interprété par Mastroianni, Fellini évoque le cinéma , la création, l'amour , les femmes dans une débauche d'images
inoubliables et sur une superbe musique de Nino Rota, devenu musicien attitré du cinéaste :
Puis, ultime consécration, Fellini reçoit l'Oscar du meilleur film étranger au début des années 70 pour son film de souvenirs "Amarcord", souvenirs réels ou inventés, difficile de savoir, mais au
final de nouveau, un film fait de scènes inoubliables :